Neuromythes et enseignement : connaître les mythes sur le fonctionnement du cerveau pour mieux enseigner

Masson, S. & Blanchette Sarrasin, J. (2015). Neuromythes et enseignement : connaître les mythes sur le fonctionnement du cerveau pour mieux enseigner. Éducation Canada, 55(3), 32-35. url: labneuroeducation.org/s/Masson2015h.pdf

De récentes études ont montré que les enseignants croient souvent à des neuromythes, c'est-à-dire à de fausses conceptions sur le fonctionnement du cerveau. Ces neuromythes peuvent s'avérer problématiques pour la réussite des eleves, parce qu'ils peuvent orienter les pédagogues vers des pratiques d'enseignement qui ne sont pas entièrement compatibles avec le fonctionnement du cerveau de leurs élèves. Pour cette raison, dans cet article, les trois neuromythes les plus fréquents en éducation sont présentés et discutés. Le premier concerne les styles d'apprentissage, le deuxième est lié a la notion de « cerveau gauche et cerveau droit » et le troisième touche aux exercices de coordination visant l'optimisation du fonctionnement cérébral.

Neuromyths in education: It's time to bust these widely held myths about the brain

Masson, S. (2015). Neuromyths in education: It's time to bust these widely held myths about the brain. Education Canada, 55(3), 28-31. url: labneuroeducation.org/s/Masson2015i.pdf

Recent studies have shown that teachers often believe in common misconceptions about how the brain works. These neuromyths can be problematic for education, as they may cause teachers to use educational practices that are not entirely compatible with their students' brain function. This article presents and discusses the three most prevalent neuromyths. The first myth pertains to learning styles; the second relates to the notion of being "left- or right-brained"; and the third concerns coordination exercises that improve brain function.

Cerveau, apprentissage et enseignement : mieux connaître le cerveau peut-il nous aider à mieux enseigner?

Masson, S. (2014). Cerveau, apprentissage et enseignement : mieux connaître le cerveau peut-il nous aider à mieux enseigner? Éducation Canada, 54(4), 40-43. url: edcan.ca/articles/cerveau-apprentissage-et-enseignement/

Au cours des dernières années, trois grandes découvertes sont venues renforcer la pertinence de s’intéresser au cerveau en éducation. La première : l’apprentissage modifie l’architecture du cerveau. À l’aide de l’imagerie cérébrale, il est donc possible d’identifier les changements cérébraux découlant des apprentissages scolaires. La seconde : l’architecture cérébrale des apprenants influence significativement leurs apprentissages. Mieux connaître l’architecture cérébrale des élèves pourrait donc nous aider à mieux comprendre les contraintes biologiques liées aux apprentissages scolaires. La troisième : l’enseignement influence les effets de l’apprentissage sur le cerveau. Ainsi, deux types d’enseignement peuvent avoir des effets différents sur le développement du cerveau des élèves. Ces trois découvertes appuient l’idée selon laquelle mieux connaître le cerveau des apprenants peut nous apporter des indices pour mieux enseigner.

The brain, learning, and teaching: Can a better understanding of the brain help us teach better?

Masson, S. (2014). The brain, learning, and teaching: Can a better understanding of the brain help us teach better? Éducation Canada, 54(4), 48-51. url: edcan.ca/articles/the-brain-learning-and-teaching/

In recent years, three major discoveries have reinforced the relevance of neuroscience research in education. The first is that learning changes the architecture of the brain. It is therefore possible to use brain imaging to identify brain changes associated with school learning. The second is that the architecture of the brain influences learning. Consequently, a better knowledge of students’ brain architecture could help us understand the biological constraints related to their learning. The third discovery is that teaching influences the effects of learning on the brain. Thus, two types of teaching may have different effects on the development of students’ brains. These three findings support the idea that better knowledge of students’ brains can provide clues to help us teach better.

Faut-il apprendre à inhiber ses préconceptions pour apprendre la physique mécanique?

Brault Foisy, L.-M., & Masson, S. (2012). Faut-il apprendre à inhiber ses préconceptions pour apprendre la physique mécanique? Spectre, 42(1), 18-21. url: labneuroeducation.org/s/BraultFoisy2012b.pdf

Résumé

Y a-t-il des régions cérébrales impliquées spécifiquement dans l'apprentissage de la physique mécanique? C'est la question à laquelle a tenté de répondre cette recherche dont les résultats préliminaires semblent indiquer que des étudiants experts en mécanique feraient davantage appel aux régions du cerveau responsables de l'inhibition lorsqu'ils répondent correctement à des questions en physique mécanique. Cela laisse entendre que les préconceptions des élèves par rapport à différents phénomènes scientifiques ne seraient pas éradiquées ou transformées lors de l'apprentissage des sciences : elles demeureraient présentes dans le cerveau des élèves, mais ceux-ci apprendraient à les inhiber pour fournir une réponse correcte.